Comment dire non ?
On retrouve Nathalie Garraud et Olivier Saccomano, toute la troupe, et leur travail engagé au long cours. Une Alice tombe dans le terrier d’une machine néolibérale implacable : les algorithmes tournent, les cadres se démultiplient comme des fenêtres d’écran, le langage se répète et s’épuise jusqu’à n’être plus rien. Comment faire, quand les systèmes et machineries diverses nous enferment et se reproduisent entre elles ? Entre Kafka et Chaplin, entre la fable noire et la fantaisie burlesque, sept interprètes peuplent cette machinerie qui exhibe ses rouages. Une pièce-monde, lucide et désenchantée. Ce monde tourne, et il y a les gens, qui tournent avec ou qui le font tourner. Qui carburent à la nouveauté d’hier et à celle d’après. La pièce expose cette oppression néo-tout, les gestes répétitifs déshumanisés, les corps conformes et perdus, la fièvre de vaincre et consommer… et peut-être aussi la possibilité d’un surgissement, quelque chose ou quelqu’un, comme un grain de sable qui viendrait en gripper les logiques infernales, peut-être cette Alice.
Représentation en audiodescription le vendredi 15 janvier à 20h30. Réservations auprès des relations avec les publics.