Que cache le corps quand il se plie ?
Alice Rende, on la connaît bien au Bois de l’Aune. On se souvient de la grande beauté, du geste, du plateau et de l’intensité de Fora. Contorsionniste et chercheuse, elle explore depuis des années ce que les corps font sous la pression des injonctions invisibles : comment ils se plient, se tordent, s’échappent ou font semblant. Avec Le Bonheur Clandestin, elle poursuit cette interrogation et lui donne un titre qui dit tout, le bonheur comme quelque chose qu’on ne peut pas montrer, qu’on porte en fraude, qu’on dissimule dans les replis du geste. Qu’on garde pour soi, peut-être, de peur qu’on ne nous le reprenne, parce que c’est compliqué, ou parce qu’on a parfois aussi un peu honte d’être heureux au regard de... Alors, on la retrouve avec un grand bonheur, qu’on ne cache pas : fragile, vivante et saisissante. Cette fois elles sont deux et il y a des clous partout. Il faut sans doute rester un peu hors des clous, autant que possible, plus ou moins clandestinement.
À voir aussi, Fora, le Mardi 26 janvier à 20h. Infos et réservations sur le site du théâtre Antoine Vitez
Avec La Biennale Internationale des Arts du Cirque