Si c’est toi, c’est moi
On retrouve avec bonheur Guillaume Vincent et son humanisme généreux, cette fois sur scène en duo avec l’actrice Florence Janas, avec qui il a partagé mille expériences de plateaux et de création. Ils sont ici comme des jumeaux de théâtre qui mélangent leurs vies et les morts en cours de route, les deuils de chacun, leurs pertes réelles ou fictives… Ils donnent vie au souvenir des morts et se souviennent. Le temps passant, on ne sait plus trop qui est qui, ni ce qu’ils sont vraiment l’un pour l’autre, mais peu importe. Mère, frère, sœur, amants… Au final ils sont un(e) seul(e), à deux, avec plein d’autres qu’ils ont perdus (comme on en perd tous) en chemin et qu’ils incarnent à tour de rôles. Ils parlent, se parlent, nous parlent et se jouent des deuils comme deux clowns hantés, croisant leurs histoires intimes et des récits imaginés. Les deuils, les pertes et oublis, les séparations… Il faut aussi en rire pour les apprivoiser.